Mμ, cette lettre grecque se situant entre le lambda et le nu. C’est donc entre le quelconque et l’essentiel, l’ancien et le nouveau que naît l’envie de traiter cette thématique au travers d’un duo féminin. La mue, une nouvelle peau, une renaissance ou une récidive, un recommencement.
La pièce vient toucher la notion d’incarnation, et par ce biais, rentrer en contact direct avec la chair et ses failles, ses blessures, d’âme et de corps. Le duo vient gratter les profondeurs de l’être pour mettre en lumière ce·ux qui ne nous appartien·nent plus dans un monde qui ne nous ressemble pas. Se délester de l’ancien pour laisser place au nouveau. Défaire pour refaire, toujours.
“On pousse les murs, on fait de la place, on crée l’espace pour respirer et tenter de se reconnaître, de se réapprivoiser sous une nouvelle teinte. Rien ne doit stagner, tout doit déborder.” - Manon Prapotnich